Biographie
Francis Eck (né en 1949 en Alsace) construit depuis plus de quarante ans une œuvre singulière où la lumière, la matière et le geste s’unissent dans une même énergie fondatrice. Installé dans les Caraïbes depuis la fin des années 1980, il développe une peinture vibrante, directe, d’une intensité rare : un art de la sensation, du souffle et du jaillissement maîtrisé.
Proche des philosophies orientales et de la discipline des arts martiaux japonais, sa pratique relève d’un rituel intérieur. Avant le geste, il y a la méditation, le vide, la montée d’énergie. Puis vient l’instant décisif : « Je médite longuement dans mon hamac. Puis je me lève et je fais cinq tableaux. » Cet abandon total au moment créateur — salué par François de Caunes — donne à son œuvre une dynamique unique : une peinture née d’un élan vital, d’un impact, d’un hitting point dont parlait Staël. Gérard Xuriguera voit en lui un peintre de la « suggestion pure », capable de condenser les forces du monde dans une articulation de masses et de couleurs. Pierre J. Marczell souligne la dimension tectonique de ses compositions, faites de collisions chromatiques et de glissements énergétiques. Rui Manuel de Sousa Rocha évoque une « vérité intérieure intacte », tandis que la poétesse Cecília Moura décrit ses tableaux comme ce « qui s’accroche à l’âme et ne veut plus partir ». Gladys Maccabe, François de Caunes et Gautherie-Kampka insistent sur la vérité totale de son geste et la force atmosphérique de sa lumière. Son travail est notamment présenté dans Asahi Shimbun et sur la chaîne culturelle NHK.
Repères
L’œuvre de Francis Eck s’est imposée sur plusieurs continents. Il expose notamment à Art’Expo New York, Shanghai Art Fair, Beijing Art Expo, Hong Kong International Art Fair, au Musée Yomena Nohana de Tokyo, au Beijing Art Museum, ainsi que dans des galeries en France, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni, Guadeloupe et Saint-Martin. Il reçoit le Grand Prix Rubens, la Médaille d’or du Salon d’Enghien, plusieurs distinctions d’Europ’Art et le First Prize de la China Art Expo (Beijing). Son travail est répertorié dans le Dictionnaire Drouot Cotation et le Who’s Who in International Art. Chez lui, la nature n’est jamais décorative : elle est force, souffle, tension, une natura naturans au sens de Spinoza. Les paysages ne décrivent pas : ils adviennent, nés du choc entre la lumière caribéenne et une écriture gestuelle dépouillée. Ses tableaux sont des navigations, des dérives, des ascensions : des astres en mouvement, des passages d’énergie. Francis Eck peint ce qui bouge dans le monde — et ce qui bouge en nous. Son œuvre est une traversée. Son geste, une vie entière concentrée dans l’instant.